Pétaouchnok

Pétaouchnok

Petaouchnok
Lorsque je commençai la Photographie, une galeriste parisienne me déclara de façon péremptoire : « Pas besoin d’aller à Pétaouchnok pour faire vos photos. Un bon photographe se contente de ce qu’il a au fond de son jardin ! ». Je revenais de faire le tour du Monde pendant 3 ans, autant dire que je fus décontenancé par ce propos sentencieux, même si je n’étais pas encore photographe alors. Je continuai à voyager, et à faire des photos.
De nombreuses années plus tard, cette série inédite rassemble des images faites dans un périmètre d’un kilomètre maximum autour de chez moi, à l’occasion de balades nocturnes, Eté comme Hiver.
Elle avait raison, on peut effectivement faire des photographies autour de chez soi. Mais si on a vu autre chose avant, cela ne veut pas dire, à mon sens, qu’on a perdu son temps. C’est comme la conduite automobile de nuit : plus on voit loin devant, en pleins phares, mieux on voit ce qui est tout près.
Daniel ANIZON, 2018

Petaouchnok*
When I started showing Photography years ago, a parisian gallerist asserted : « No need to go to Petaouchnok* to make your pictures. A good photographer shoots what he finds in his own backyard! ». I was just back from a 3-years round the world trip at that time. No need to say that I found myself confused by that assertion. Nevermind, I persisted travelling and making pictures.
Many years later, this series puts together images shot in a less than one kilometer daily walk around my home, before dark, at any time of the year.
Maybe she was right, it is not a problem to make pictures in one’s backyard. But if you have seen something else prior to that, you have by no means wasted your time, I believe. It is like night driving : the further you see ahead, with high beam on, the better you see what’s close in front.
*A familiar french word for the middle of nowhere.
Daniel ANIZON, 2018